À Porto Rico, la Martinique ne viendra pas seulement défendre une silhouette ou un sourire. Sa représentante entend arriver avec un parcours déjà solide, une identité assumée et un message personnel qui dépasse le cadre du concours.
Le rendez-vous est fixé au 24 novembre 2026. D’ici là, chaque semaine de préparation comptera pour se distinguer sur une scène mondiale particulièrement convoitée.
Pourquoi cette candidature attire déjà l’attention en Martinique
Miss Universe est une compétition internationale à l’exposition considérable, pensée comme un grand spectacle. En 2026, plus de 150 pays devraient viser la couronne, selon Georges Nandan, détenteur de la licence Miss Universe Martinique.
Dans un tel contexte, l’expérience, l’aisance face aux caméras et la capacité à porter un discours cohérent peuvent peser aussi lourd que la présence sur scène. La candidate martiniquaise devra incarner son territoire tout en affirmant ce qui la distingue parmi des concurrentes venues du monde entier.
La présentation officielle de la représentante a eu lieu le vendredi 22 août à Fort-de-France. À ce moment-là, il ne restait qu’environ deux mois avant le concours de novembre. Un calendrier serré, surtout pour une préparation aussi complète.
Catwalk, prise de parole, anglais, posture et gestion d’un show international demandent une méthode précise. La pression est réelle, mais la Martinique a choisi un profil qui connaît déjà les grands concours. C’est précisément ce qui rend cette candidature particulière.
Larissa Ségarel, une candidate déjà rompue aux concours internationaux
Larissa Ségarel a été sacrée Miss Universe Martinique 2026. Âgée de 27 ans, elle représentera l’île à la 75ᵉ édition de Miss Universe, organisée à Porto Rico le 24 novembre 2026.
Son principal atout est son vécu international. En 2018, elle a participé à l’élection de Miss Monde en Chine. Elle y avait atteint le Top 12, une performance qui lui donne une référence concrète dans l’univers des concours de beauté mondiaux.
Huit ans après cette expérience, elle retrouve donc une compétition de premier plan. Larissa Ségarel sait déjà ce qu’implique un concours où l’on doit évoluer dans un environnement exigeant, très codifié et fortement médiatisé.
Georges Nandan explique que ce parcours a orienté le choix de l’organisation. À ses yeux, Miss Universe relève d’une sélection internationale, et non nationale. La candidate a déjà été évaluée dans une compétition réunissant 120 pays, ce qui constitue un repère important.
Il estime également que son comportement et son potentiel sur scène pourront compter dans la quête d’un classement. Mais une expérience passée ne suffit pas : Larissa Ségarel devra maintenant transformer cet avantage en une préparation irréprochable.
Un afro naturel et un discours de détermination pour se démarquer
Larissa Ségarel veut se présenter sans effacer ce qui fait son identité. Parmi les éléments qu’elle souhaite mettre en avant, elle cite ses cheveux naturels et son afro, qu’elle considère comme une force.
Elle explique que cette chevelure lui a souvent permis de se distinguer. Dans un concours aussi spectaculaire que Miss Universe, elle entend conserver ce parti pris naturel, tout en s’adaptant aux codes d’un show à l’américaine.
Ce choix ne concerne pas uniquement l’apparence. La candidate souhaite représenter la Martinique, mais aussi la femme noire et la femme déterminée qu’elle dit être. Son image repose donc sur une identité visuelle assumée et sur une parole personnelle.
Deux thèmes guideront particulièrement sa démarche : la résilience et l’estime de soi. Larissa Ségarel évoque les doutes qu’elle a elle-même connus. Son ambition est de montrer que la persévérance peut ouvrir une voie, même lorsqu’on ne se sent pas immédiatement légitime.
Ce positionnement donne du sens à sa participation. Il lui restera à le rendre vivant sur scène, lors des prises de parole et dans chacune de ses apparitions publiques.
Les prochaines semaines de préparation avant Porto Rico
La préparation de Larissa Ségarel est désormais engagée avec l’équipe de Miss Universe Martinique. L’objectif est clair : être prête pour le 24 novembre et tenter de décrocher la couronne.
Le programme annoncé associe plusieurs axes essentiels à une compétition internationale. Chaque domaine répond à une exigence concrète du concours, de la démarche sur scène à la capacité d’échanger avec un public international.
- Suivre des cours de catwalk afin de travailler la démarche, les déplacements, les poses et l’assurance sur scène.
- Améliorer l’élocution pour s’exprimer avec clarté, présence et maîtrise lors des présentations ou des interventions publiques.
- Perfectionner l’anglais afin d’être plus à l’aise dans un concours réunissant des candidates et des équipes venues de nombreux pays.
- Préserver une identité forte en faisant de son afro naturel et de son parcours des marqueurs reconnaissables.
- Porter ses messages sur la résilience et l’estime de soi sans les réduire à une formule de concours.
La contrainte du temps est assumée par la candidate. Elle reconnaît que deux mois peuvent sembler courts pour une telle échéance, mais elle dit faire confiance à l’équipe qui l’accompagne.
Dans un concours de cette ampleur, la cohérence est essentielle. Une démarche travaillée, un anglais plus fluide et une parole sincère devront former un ensemble crédible. Reste aussi à trouver le bon équilibre entre préparation technique et spontanéité.
Une stratégie fondée sur l’expérience et l’authenticité
La candidature de Larissa Ségarel ne repose pas sur une découverte tardive du milieu. Son passage à Miss Monde 2018, en Chine, lui apporte une connaissance des contraintes d’un concours international que toutes les candidates ne possèdent pas.
Son classement dans le Top 12 constitue également un élément de crédibilité. Georges Nandan insiste sur ce point : avoir déjà été classée face à une centaine de délégations montre qu’elle a pu convaincre au-delà d’un cadre local.
À Porto Rico, elle devra néanmoins écrire une nouvelle histoire. Miss Universe possède ses propres codes, son propre rythme et une mise en scène très différente. L’expérience est un socle, pas une garantie.
Son afro naturel peut devenir un signe distinctif immédiatement identifiable. Associé à une allure maîtrisée et à un message de confiance en soi, il peut donner à la candidate martiniquaise une présence singulière.
Cette approche évite de réduire la préparation à la seule recherche d’une image parfaite. Elle place aussi la personnalité, la représentation de la Martinique et la capacité à inspirer au cœur de la candidature.
Ce qu’il ne faut pas sous-estimer dans cette compétition
Le premier écueil serait de croire que l’ancien classement de Larissa Ségarel suffira à la propulser dans le haut du tableau. Face à plus de 150 pays attendus, chaque prestation devra être travaillée jusque dans les détails.
Le second serait d’opposer naturel et codes du spectacle. Miss Universe est présenté comme un show à l’américaine, mais l’authenticité peut justement aider une candidate à se différencier si elle reste cohérente avec son discours.
Enfin, la préparation linguistique ne doit pas être considérée comme secondaire. Le perfectionnement de l’anglais annoncé par l’équipe participe directement à l’aisance, à l’élocution et à la qualité des échanges internationaux.
Larissa Ségarel dispose de peu de temps, mais elle n’avance pas sans repères. Son expérience passée et son projet personnel lui donnent une base claire pour aborder Porto Rico.
— Alexis




