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Georges, 78 ans, s’apprête à boucler son 27e Grand Raid : le Réunionnais qui défie le temps sur la Diagonale des Fous

À 78 ans, Georges s’apprête à retrouver les sentiers réunionnais pour une aventure que beaucoup ne tentent qu’une fois. Cette année, il deviendra le doyen de la Diagonale des Fous, avec une expérience rare et une motivation restée intacte. Derrière ce nouveau départ se cache une habitude étonnante, née au fil des traversées dans l’eau et la boue.

Le Réunionnais s’élancera le week-end prochain depuis Saint-Pierre, avec l’idée de boucler ce qui pourrait être son 27e Grand Raid. Un chiffre qui donne le vertige, mais qui ne suffit pas à raconter son lien avec cette course hors norme.

À La Réunion, le Grand Raid reste un défi physique et intime

Le Grand Raid débutera la semaine prochaine à La Réunion. L’événement rassemble des coureurs sur plusieurs épreuves qui empruntent les sentiers de l’île, avec des reliefs exigeants et des conditions qui peuvent changer rapidement.

La Diagonale des Fous est la course la plus emblématique de ce rendez-vous. Son nom résume l’ampleur du défi : il faut avancer longtemps, gérer son effort et composer avec le terrain, la fatigue, l’humidité et les passages techniques.

Pour les participants, prendre le départ ne se résume pas à une performance sportive. C’est aussi une traversée de l’île, un face-à-face avec les hauts, les sentiers et les ravines. Beaucoup rêvent simplement de franchir la ligne d’arrivée.

Georges partage exactement cet objectif. À 78 ans, il ne cherche pas à bouleverser les codes de la compétition. Il veut prendre le départ et aller au bout, avec ce plaisir particulier que procure une course connue par cœur sans jamais devenir facile.

Son parcours donne aussi une autre lecture du Grand Raid. Il rappelle que l’endurance ne repose pas uniquement sur l’âge ou sur une préparation spectaculaire. L’habitude du mouvement, la connaissance de soi et l’attachement au parcours comptent tout autant. Et Georges possède justement une expérience acquise bien avant son premier dossard.

Georges, 78 ans, prendra le départ de son 27e Grand Raid

Georges est Réunionnais et âgé de 78 ans. Lors de cette édition, il sera le plus âgé des participants engagés sur la Diagonale des Fous. Il prendra le départ à Saint-Pierre le week-end prochain.

Ce rendez-vous sera son 27e Grand Raid. Il évoque l’idée que cette participation pourrait être la dernière, tout en laissant la porte ouverte. Sa formule est claire : il dira que c’est le dernier, « sous réserve ».

Cette hésitation n’a rien d’anodin. Après tant de départs, il sait probablement que l’envie ne se commande pas. Lorsqu’il regarde les autres coureurs s’élancer, il ressent encore ce pincement au cœur qui ramène vers les sentiers.

Dans un témoignage diffusé par la WebTV Grand Raid sur YouTube, Georges explique avoir grandi dans la campagne. Il a été habitué à marcher beaucoup. Cette familiarité avec la marche a précédé son goût pour la grande traversée.

Il a d’abord voulu tenter une première fois l’aventure. Puis il y a pris goût. C’est un élément essentiel pour comprendre ses 27 participations : cette fidélité ne s’explique pas seulement par la recherche de résultat, mais par le plaisir de revenir sur un itinéraire qui l’appelle encore.

Être le doyen de la course lui procure aussi une satisfaction assumée. Georges veut terminer et pouvoir se lancer un défi presque malicieux : à son âge, qui pourra faire mieux ? Mais sa longévité ne repose pas sur un secret abstrait. Elle s’appuie notamment sur un choix très concret, à contre-courant des habitudes de nombreux traileurs.

Son astuce surprenante : courir sans chaussettes pour préserver ses pieds

Le petit secret de Georges concerne ses pieds. Lorsqu’il traverse de l’eau ou de la boue, il ne porte pas de chaussettes. Selon lui, les chaussettes mouillées rendent les pieds plus fragiles.

Son raisonnement est pragmatique : sans chaussettes, ses pieds sèchent plus vite que ceux des autres coureurs. Dans une épreuve où les passages humides peuvent se répéter, limiter le temps passé avec des pieds détrempés devient un enjeu de confort.

Courir sans chaussettes ne constitue pas une règle universelle. C’est une habitude personnelle, construite par Georges au fil de ses participations. Elle correspond à sa manière de gérer l’eau, la boue et les longues heures de progression.

Dans le trail et l’ultra-trail, les pieds sont souvent décisifs. L’humidité prolongée peut ramollir la peau. Les frottements peuvent ensuite provoquer une gêne, voire des ampoules. Un coureur doit donc connaître la réaction de ses pieds, de ses chaussures et de son équipement.

Georges a choisi de retirer une couche textile qui, une fois mouillée, peut retenir l’eau. Ce choix ne signifie pas que les chaussures cessent d’être humides. Il modifie plutôt la façon dont l’humidité est gérée au contact du pied.

Cette astuce illustre une réalité simple du Grand Raid : chaque participant affine sa méthode avec le temps. Certains privilégient des chaussettes techniques. D’autres changent de paire en course lorsque c’est possible. Georges, lui, s’est habitué à partir sans chaussettes. Reste à savoir comment tester une telle décision sans transformer une sortie d’entraînement en mauvaise expérience.

Comment s’inspirer de sa méthode sans prendre de risques inutiles

Adopter l’approche de Georges demande de la progressivité. Courir sans chaussettes sur un long parcours ne s’improvise pas le jour d’une course. Il faut d’abord vérifier que les chaussures ne créent pas de frottement direct sur les orteils, le talon ou la voûte plantaire.

  1. Testez sur une sortie courte. Commencez sur terrain connu, sec et peu technique. Observez immédiatement les zones d’échauffement, même si elles semblent légères.
  2. Choisissez une chaussure adaptée. L’intérieur doit être propre, sans pli ni élément saillant. Une petite irrégularité devient vite inconfortable lorsque le pied est directement au contact de la chaussure.
  3. Essayez ensuite l’humidité. Passez volontairement dans une zone mouillée ou réalisez une sortie sous la pluie. L’intérêt de la méthode de Georges apparaît précisément lors des passages dans l’eau et la boue.
  4. Surveillez le séchage. Comparez vos sensations après quelques kilomètres. Le pied doit retrouver une sensation plus sèche sans douleur persistante ni brûlure.
  5. Inspectez vos pieds après la sortie. Regardez les talons, les orteils et les côtés du pied. Une peau très blanche, irritée ou douloureuse indique que cette solution mérite d’être ajustée.

Le matériel ne remplace pas l’écoute du corps. Georges peut compter sur des décennies de marche et sur 26 expériences passées du Grand Raid. Pour un coureur moins expérimenté, la prudence consiste à faire de nombreux essais avant une longue distance.

Une autre option consiste à conserver des chaussettes, mais à choisir un modèle qui sèche vite et limite les frottements. L’essentiel est de ne pas découvrir son équipement pendant l’épreuve. Car sur les sentiers réunionnais, un détail ignoré au départ peut prendre beaucoup d’importance après plusieurs heures.

La méthode de Georges n’est donc pas une consigne à reproduire aveuglément. C’est surtout une invitation à observer ce qui fonctionne réellement pour soi, passage après passage.

Expérience, marche et mental : les autres leviers de sa longévité

L’astuce des pieds attire l’attention, mais elle ne suffit pas à expliquer 27 Grands Raids. Georges rappelle avoir grandi dans la campagne, où il a pris l’habitude de beaucoup marcher. Cette base est cohérente avec les exigences d’une épreuve longue.

La marche développe une relation particulière au terrain. Elle apprend à avancer sans précipitation, à accepter les montées et à maintenir un effort régulier. Dans un environnement de trail, savoir marcher efficacement peut être aussi précieux que savoir courir.

Son témoignage montre aussi le poids du mental. Le pincement au cœur ressenti lorsqu’il regarde les autres prendre le départ révèle un attachement profond à la Diagonale des Fous. Cette envie donne une raison de s’entraîner et de revenir.

  • L’expérience du terrain aide à mieux gérer les portions humides et boueuses.
  • L’habitude de marcher construit une endurance utilisable longtemps.
  • La connaissance de son matériel réduit les mauvaises surprises.
  • Le désir de terminer offre un repère simple lorsque la fatigue s’installe.

Le surnom de doyen ne semble pas l’éloigner du peloton. Au contraire, Georges y voit une fierté et une occasion de se mesurer à lui-même. Son défi n’est pas de prouver qu’il ne vieillit pas. Il est de montrer qu’une passion entretenue peut rester vivante. Cette nuance compte, car elle évite les comparaisons trop rapides entre les coureurs.

Ce qu’il ne faut pas négliger avant de suivre son exemple

La principale erreur serait de croire que l’absence de chaussettes convient à tous les pieds. Une chaussure tolérée avec des chaussettes peut devenir irritante sans cette protection. Le test doit toujours précéder l’engagement sur une longue distance.

Il faut aussi éviter de confondre vitesse de séchage et absence de problèmes. Même sans chaussettes, l’eau, la boue et la transpiration peuvent fragiliser la peau. Une douleur naissante mérite d’être prise au sérieux.

Enfin, l’âge ne doit pas être traité comme un simple chiffre à dépasser. Le parcours de Georges repose sur une pratique ancienne, une habitude de marche et une connaissance personnelle de la course. Son exemple inspire par sa constance, non par une recette miracle.

À Saint-Pierre, Georges prendra donc le départ avec la même envie que lors de sa première grande traversée. Qu’il s’agisse ou non de son dernier Grand Raid, ses 78 ans et ses 27 participations donnent déjà une leçon très concrète : avancer longtemps commence souvent par apprendre à connaître chaque détail de son propre chemin.

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— Alexis