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Basket pointois : ce qui se passe vraiment au club Ban-É-Lot inquiète ses supporters

Au Ban-É-Lot, les inquiétudes ne viennent pas d’un résultat sportif ou d’une défaite sur le parquet. Elles touchent au fonctionnement même de ce club historique de Pointe-à-Pitre, où les enfants continuent de venir s’entraîner malgré un climat devenu très lourd.

Entre tensions internes, difficultés financières et parents lassés des rumeurs, une réunion récente a mis au jour une crise que beaucoup espéraient voir réglée loin des gradins. Mais ce qui s’est joué à Lauricisque montre que le retour à l’apaisement demandera plus qu’une simple réunion.

Pourquoi la situation du Ban-É-Lot préoccupe autant les familles

Le Ban-É-Lot n’est pas une association sportive comme une autre à Pointe-à-Pitre. Créé en 1969, le club fait partie du paysage du basket-ball guadeloupéen et accueille notamment de jeunes licenciés passionnés par ce sport.

Or, pour les familles, un club ne se résume pas à des entraînements, des matchs et des paniers marqués. C’est aussi un cadre éducatif, un lieu de socialisation et un espace où les enfants doivent pouvoir évoluer sereinement.

La crise actuelle mêle plusieurs sujets sensibles. Il est question de conflits entre personnes, de membres ayant démissionné du comité directeur, de dettes et d’une confiance qui s’effrite chez certains parents de licenciés.

Ces difficultés prennent une dimension particulière lorsque des mineurs sont concernés. Les querelles de gouvernance peuvent rapidement perturber l’organisation, l’information aux familles et l’ambiance autour des équipes.

Pour Stéphane, parent d’un jeune licencié, il était nécessaire que les non-dits cessent. Il a expliqué que des bruits circulaient depuis quelque temps et que les parents avaient besoin d’entendre clairement ce qui se passe au sein du club.

Son souhait est simple : que la pratique sportive reprenne le dessus sur les différends individuels. C’est précisément ce point qui rend la suite décisive pour le Ban-É-Lot.

Ce qui s’est réellement passé lors de l’assemblée générale à Lauricisque

Le vendredi soir précédant la publication de ces informations, les adhérents du Ban-É-Lot se sont réunis à la salle George Tarer de Lauricisque. Il s’agissait d’une assemblée générale élective complémentaire.

Son objectif était de remplacer les membres démissionnaires du comité directeur. Cette étape devait donc permettre de compléter l’équipe chargée de conduire l’association.

Pourtant, le vote attendu n’a finalement pas eu lieu. Le seul candidat qui était éligible pour rejoindre le comité directeur a retiré sa candidature avant le scrutin.

Selon l’équipe dirigeante actuelle, l’assemblée générale s’est tout de même déroulée de manière régulière. La réunion était placée sous le contrôle d’un huissier et les préparatifs avaient été réalisés en amont.

Un procès-verbal doit ainsi attester que l’assemblée s’est tenue conformément au cadre prévu, même sans vote final. Dans une assemblée élective, le retrait d’une candidature reste possible, y compris au dernier moment.

Mais l’absence de scrutin n’a pas empêché une vive confrontation verbale entre l’équipe actuellement en place et l’ancienne direction.

Cette séquence a particulièrement marqué les parents présents. Certains ont choisi de quitter la salle, excédés par le sentiment d’être pris dans un conflit qui ne devrait pas peser sur la vie sportive de leurs enfants.

D’autres ont préféré intervenir et exposer leurs demandes. Ils réclament davantage de transparence, la fin des rumeurs et l’arrêt des querelles personnelles. Reste à transformer cette parole en décisions concrètes.

Les attentes des parents : protéger le basket et les jeunes licenciés

Les parents ne demandent pas seulement des explications sur les difficultés du Ban-É-Lot. Ils demandent avant tout que les enfants puissent continuer à jouer au basket-ball dans un environnement stable.

Stéphane insiste sur la passion de son fils, qui ne manque aucun entraînement. Son témoignage rappelle que derrière les débats administratifs, il y a des jeunes qui attendent simplement leur séance de basket.

Dans ce contexte, le club représente aussi une réponse utile au besoin d’encadrement des adolescents. Lors de la réunion, un parent a évoqué la délinquance en Guadeloupe et l’importance de préserver des activités structurantes pour les jeunes.

Un entraînement régulier, un collectif et des adultes référents ne règlent pas tous les problèmes. Ils peuvent néanmoins offrir un cadre précieux à des enfants qui trouvent dans le sport une passion et des repères.

Pour les familles, l’enjeu est donc double. Elles veulent connaître la situation réelle de l’association, notamment sur le plan financier et de la gouvernance.

Elles veulent aussi éviter que les tensions entre adultes ne dégradent l’expérience des licenciés. La confiance se construit par des informations claires, mais aussi par la continuité des activités sportives.

Ce que les parents ont exprimé pendant la réunion

  • Le besoin de mettre fin aux rumeurs qui circulent autour du club.
  • La demande d’informations plus claires sur la situation du Ban-É-Lot.
  • Le refus de voir les enfants pris dans des conflits de personnes.
  • La volonté de préserver un cadre sain pour les entraînements et la pratique du basket-ball.
  • La nécessité de laisser le projet sportif reprendre le dessus sur les différends internes.

Ces attentes ne concernent pas uniquement les dirigeants. Elles impliquent aussi les adhérents, les éducateurs, les bénévoles et les anciens responsables qui souhaitent contribuer à une sortie de crise.

La présidence actuelle affirme d’ailleurs vouloir associer toutes les bonnes volontés à la reconstruction du club.

La réponse de Sarah Beral face aux dettes et à la perte de confiance

À la tête du Ban-É-Lot, Sarah Beral ne minimise pas la gravité de la situation. La présidente explique avoir récupéré un club dans une situation financière très délicate.

La présence de dettes constitue un sujet d’inquiétude majeur. Sans précision publique sur leur montant, elles pèsent néanmoins sur la capacité du club à se projeter et alimentent l’anxiété des familles.

Sarah Beral dit partager les inquiétudes exprimées par les parents avec les autres membres du comité directeur. Son équipe annonce vouloir rendre compte plus régulièrement de la situation.

Cette volonté de communication plus fréquente répond directement à la demande de transparence formulée pendant l’assemblée générale.

La présidente reconnaît aussi que certains parents pourraient partir. D’autres pourraient choisir de rester, tandis que de nouvelles familles pourraient rejoindre le club à l’avenir.

Cette réalité impose un travail de fond. Dans une association sportive, la confiance ne revient pas par déclaration. Elle se reconquiert par une gouvernance lisible, des échanges réguliers et une attention constante aux licenciés.

Les priorités annoncées par la gouvernance actuelle

PrioritéObjectif évoqué
Information des famillesRendre compte plus régulièrement de la situation du club.
Dialogue interneTravailler avec toutes les personnes volontaires, y compris les démissionnaires.
ConfianceReconstruire un climat plus serein au sein du Ban-É-Lot.
Projet sportifPermettre aux enfants de continuer à jouer au basket-ball dans de bonnes conditions.
PérennitéÉviter que le club disparaisse à cause des dettes et des mésententes.

La ligne affichée est celle de la reconstruction collective. Encore faudra-t-il que le dialogue engagé dépasse les oppositions qui se sont exprimées publiquement à Lauricisque.

Les points de vigilance pour éviter que la crise ne s’aggrave

Le premier risque serait de réduire la crise du Ban-É-Lot à une simple rivalité entre dirigeants. Les désaccords personnels peuvent exister dans une association, mais ils deviennent problématiques lorsqu’ils fragilisent le fonctionnement du club.

Le second risque est l’installation durable de rumeurs. En l’absence d’informations régulières, les inquiétudes des parents peuvent prendre de l’ampleur et accélérer les départs de licenciés.

La question financière demande aussi de la clarté. La présidente a confirmé l’existence d’une situation délicate et de dettes, ce qui impose un redressement sérieux sans faire porter aux jeunes les conséquences des tensions adultes.

Enfin, l’absence de vote lors de l’assemblée générale complémentaire laisse le comité directeur sans le renfort attendu. Le procès-verbal doit confirmer la régularité de la réunion, mais la gouvernance devra trouver une issue opérationnelle.

Pour un club né en 1969, l’enjeu est maintenant de faire coïncider les paroles et les actes. Les jeunes licenciés, leurs parents et les bénévoles attendent surtout un environnement apaisé, où le basket-ball redevient la priorité.

Le Ban-É-Lot pourra avancer si chaque décision contribue à restaurer cette confiance, entraînement après entraînement.

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— Alexis