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Pierre Poivre et les épices
L’île aux épices
DECOUVERTE
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Pionnier
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20 ans de succès mérité lire
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Flamboyants
Patrice Dumont,
jusqu’au bout de l’art…
Ceux qui se souviennent de Patrice Dumont gardent de lui le souvenir d’un chef convivial et d’une cuisine-fusion très recherchée.  Peu de personnes savent que Patrice est également un peintre de talent. Aujourd’hui Director of Food & Beverage and Executive Chef au Pan Pacific Bangkok, Patrice Dumont vient de lancer son blog et lève le voile sur des toiles.  Interview d’un vit pour l’art. En cuisine ou sur la toile…
Questionnaire de Proust…
Dominique Grel
Executive Chef, Sofitel Impérial
Comment s’est passé votre rencontre avec la peinture ?
 En fait la peinture vient d’une rencontre et de l’expérience vécue avec l’amie que j’avais en France avant de partir a l’aventure.Mon amie était asiatique, la cause de mon départ à Singapore d’ailleurs, connaître l’Asie. Donc cette personne a été celle qui m’a fait prendre conscience d’une certaine ouverture sur l’art. Sa rencontre a été un détonateur de ce qui est arrivé ensuite, mon départ, la soif d’apprendre.

Venant d’un milieu plus que modeste, au fin fond d’une région française, nous n’étions pas ouvert a ce genre de culture.Je suis monte à paris pour être chef 2* Michelin au « Pressoir »  avenue Daumesnil et là ce fut un feu d’artifice de nouveautés.

Au contact de cette femme, qui avait commencé à peindre à cette époque, qui était au contact des artistes connus, des vrais artistes, minimalistes (qui vendaient déjà à 15000 euros une toile) je suis entré dans l’univers de la peinture,  dans un délire abstrait. Mais peinture coûte cher et je n’ai pas les moyens de m’offrir le matériel pour le moment…je regarde et j’apprends.

Elle me pousse à partir, pour que je puisse m’épanouir. Quitter la France car les banquiers ne veulent pas me donner cet argent qui me permettrait de m’installer, et faire la course aux étoiles Michelin.Je suis son conseil et me casse et j’arrive après une première péripétie à Kuala Lumpur, à Singapore, et je pose mes valises.Je me casse d’entrée de jeu le tendon d’Achille et je décide de m’acheter tout ce dont j’ai besoin pour peindre. , Mais je commence par exercer, sans prendre de cours, avec de l’acrylique et des collages.Des tableaux très simple comme celui appelé « mariage », ou le « numéro 1 » et « numéro 2 ».

Je fais ensuite une pause, et l’angoisse de ne savoir ce que l’on va produire m’empêche de repeindre très vite, j’ai peur, mais je me relance et la je m’attaque au travail de l’huile, travail bien différent, d’un premier travail minimaliste je deviens bien plus abstrait, utilise la matière, l’épaisseur et le couteau, plus de brosse. Je deviens accro à  ce moment. Derrière chaque tableau il y a un thème, je travail à l’instinct, je ne connais pas la technique car je ne prends pas de cours.

Je m’arrêtes quand je prends le challenge de Beau Rivage et Naïade à Maurice.Mais la peinture m’a manqué. J’ai vraiment un besoin de m’exprimer par ce moyen, mon message à moi en quelque sorte, qui resterai à jamais grave sur une toile, qu’il reste chez moi ou qu’il soit acheté par quelqu’un.

A Maurice, je fais des rencontres, des artistes européens, mauriciens, des propriétaires de galerie. Ils voient ce que je fais, ils sont interpellés et ils m’aident à progresser. Je regarde les peintres peindre, m’assieds à côté d’eux lorsqu’ils exécutent leurs toiles, je n’ai pas besoin de  prendre des notes, ma mémoire est mon outil.

Les personnes qui gèrent les galeries très souvent diplômées d’Ecole d’Art me parlent de géométries et d’autres techniques importantes, quel que soit le type de travail, abstrait ou figuratif, paysagiste ou autres. Et la c’est l’explosion, je comprends l’importance des fonds, je n’en faisait jamais avant, direct sur la toile, je remplissais à ma manière. Mais ça reste quand même très personnel ce que je fais, je ne copie pas, n’ouvre pas de livre, c’est comme ma cuisine. Je ne suis pas un copiste, j’aime juste créer et faire en sorte que le goût que j’offre à mes clients soit unique, si je puis dire. Aujourd’hui je suis en Thaïlande et je continue, je produis quelques tableaux par mois. Je suis toujours aussi fou de ça et je dois dire que je pense avoir compris certains aspects qui sont nécessaires a ce qu’un tableau puisse parcourir les années. Sans ça ils sont fades et très vite on s’en lasse.
 
Peut-on faire un parallèle entre votre peinture et votre type de cuisine ?
 Je crois qu cela correspond bien à mon caractère.J’aime découvrir. Si l’on dit que chaque homme possède plusieurs vies, celle que je vis aujourd’hui est sûrement la première, la découverte totale. Si vous vous souvenez de  ma cuisine, c’était une explosion de couleurs, de textures et de parfums, ma peinture est similaire. Elle est libre,.Je reçois des commandes de tableaux, que j’honore, mais je ne veux savoir que le format, la couleur ou les couleurs importantes, ensuite, les courbes sont miennes, les textures…Je fais le tableau correspondant à ce que je ressens de celui qui me le commande, son caractère. Et bien dans ma cuisine, c’est pareil, je suis excité de savoir à qui j’ai à faire, alors je vais épater le client, lui concocter le truc qui le pousse à tous les superlatifs. Ce que j’aime entendre c’est « wow » ;jamais j’aurai pensé que l’on puisse atteindre ce bonheur. Pour la peinture, quand je vois quelqu’un en face d’une toile et qu’il est interpellé et ensuite commence à exprimer son feeling, là je me dis que j’ai gagné
 
L’île Maurice reste toujours présente chez vous ?
 L’île Maurice fut ne très belle expérience, une énorme tranche de vie, une grande source ou j’ai puisé beaucoup d’énergie. Peut-être n’ai-je pas totalement achevé ce que j’aurai adoré conclure !! Mais vraiment une partie de ma vie qui est là-bas.J’y ai eu mes enfants, je me suis marié a Notre Dame de la Sallette.

Mon style de cuisine s’est développé, s’est affirmé, j’ai crée  beaucoup de liens, j’ai fait de belles rencontres.Ma cuisine-fusion a pris un essor là-bas, je la développe encore ici avec le côté japonais , thaï et singapourien.Je me suis enivré des épices de cette île, les cyclones sont des merveilleux souvenirs que j’aime à mettre sur mes toiles de temps a autres, les couleurs de Maurice sont pressentes sur mes toiles, le lagon, les bateaux, les sourires des gens, merveilleux…
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Ronde autour du monde
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Patrice Dumont à l’époque où il était Executive Chef de Legends
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Catamarans
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La rubrique consacrée à la restauration de Ile Maurice Tourisme