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Mardi 17 Juillet 2007 | |||||||||||||||||||||||||||||||
2e Année - 1er portail touristique de l’île Maurice, de Rodrigues et des îles de l’océan Indien Nous contacter | |||||||||||||||||||||||||||||||
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C’est un homme de convictions. D’amitiés solides. C’est un visionnaire à l’âme de bagarreur. Alain O’Reilly, 54 ans, est reparti à l’aventure du côté de Nouvelle-France où il fait sortir de terre le nouveau Domaine du Chasseur. Avec son regard luisant, sa flamme de toujours, ses rires tonitruants et ses tapes dans le dos. On ne réinvente pas Alain O’reilly. Mais lui a inventé toute une industrie : l’écotourisme. Quand tout le monde regardait la mer et la plage à en perdre la tête, Alain O’Reilly, lui, s’enfonçait dans les forêts d’Anse Jonchée. D’où il a fait sortir un des produits les plus aboutis du tourisme mauricien : le Domaine du Chasseur. Contre l’avis de tous. Car l’homme est têtu. Ou du moins fidèle à lui-même. « Je travaillais à l’époque à la sucrerie de Beau Vallon et un jour on décida de m’envoyer à Anse Jonché où se trouvait la dernière forêt primaire de l’île Maurice. On m’y a envoyé pour voir ce que l’on pouvait faire pour développer le coin. Là-bas je suis tombé sur un endroit unique, qu’il fallait absolument préserver ». Avec le culot qu’on lui connaît, il finit par convaincre René Noël, PDG de Beau Vallon, de lui céder ces terres. « Avec l’aide de 11 amis qui ont investi, nous avons réussi à sauver cette forêt ». Ainsi débute l’aventure de cet agronome de formation, né à Le Val, élevée dans la simplicité par des parents « droits, ouverts, qui vivaient modestement, mais qui étaient toujours prêts à partager le peu qu’ils avaient ». La suite appartient à l’histoire : le Domaine du Chasseur, longtemps seul bijou de l’écrin vert mauricien, se tailla la place qui lui revenait à l’étranger. Têtes couronnées, princes arabes, stars de la jet-set, grands chasseurs devant l’éternel, groupes prestigieux… quand ce qui comptait dans ce monde passait à Maurice, il fallait de sacrifier à la visite. À l’arrêt farata cari cerf, au jus de limon, au sourire non feint des employés, au panorama du panoramour, aux vraies parties de chasse aux cerfs que l’on piste, à une nuit passée dans un chalet à écouter le bois travailler et au réveil en plein bois… N’a-t-il pas su changer de braquet (1) à un moment donné ? Nul ne le sait et lui n’en parle pas. Sauf pour dire sa satisfaction de voir l’ancien Domaine du Chasseur être repris par Jean-Raymond Boulle « un monsieur exceptionnel « . Et comme il ne sait jamais rester trop loin de la forêt, il a fini par s’arrêter à Nouvelle France. « J’ai eu un véritable coup de foudre » dit-il. 1000 hectares de forêt, des cerfs, des sangliers, une réelle impression de bout du monde qu’il développe avec d’autres passionnés : Gaëtan Viehé, Roland Nicollin, Dominique Anthelme, Jean-Pierre d’Unienville, Marcello Giobbe. L’écologiste-aventurier est de retour avec, cette fois, tous les atouts en mains. « Nous avons l’expérience, l’équipe, les moyens et la volonté de réussir. Le Nouveau Domaine du Chasseur possède des atouts indéniables que nous allons porter à leur pleine potentialité ». La ténacité, de toute façon, il connaît. « Quand on a eu un père Irlandais, s’accrocher, on sait ce que cela veut dire. Never give up est un credo de famille et la vie m’a montré que le travail ét la ténacité finissent toujours par payer. Mon grand copain, Roland Maurel, qui a eu également à se battre, et moi nous sommes tout à fait sur la même longueur d'onde ». Ensuite Alain O’Reilly, c’est connu, aime le risque. « Que ce soit en amour ou en amitié, j’ai toujours aimé les risques. Pour moi c’est cela la vie : vivre intensément, prendre des risques quand il le faut Et jusqu’à preuve du contraire je m’en suis toujours sorti avec les honneurs. Ce n’est pas à 54 ans que je vais changer. En tout cas, moi, je ne renie jamais rien. Que ce soeint les moments de grandes joies ou les moments les plus durs, c’est mon histoire et j’en suis fier. J’ai toujours assumé tout ce que j’ai fait et je ne me reconnais qu’une seule obligation : être toujours présent pour ceux que j’aime ». Avoir été le pionnier de l’écotourisme à Maurice, est, comme on le devine, une source de grande fierté pour Alain O’Reilly. « Quand on aime son pays, on a toujours le secret espoir de pouvoir, un jour, réaliser quelque chose qui en fasse la fierté. Grâce au Domaine du Chasseur j’ai pu placer l’île Maurice sur la carte de l’écotourisme mondial. À une époque, surtout, où personne ne le croyait. On a reussi à faire exister ce produit et également revaloriser la cuisine mauricienne. La vraie cuisine mauricienne typique, sans artifices et qui a le goût du terroir et de l’effort ». La chasse, comme on le sait, est l’autre grand dada d’Alain O’Reilly. Mais pas n'importe laquelle. « Je ne vais sans doute pas me faire des amis, mais je n’aime pas du tout la manière dont la chasse est pratiquée à Maurice. Pour moi la vraie chasse, c’est l’approche. Le pistage prend des heures et le cerf cela se mérite. Tirer sur un cerf qu’on a rabattu assis en haut d’un mirador, ce n’est pas la chasse. On doit laisser sa chance au cerf et, dans n’importe quel cas de figure, le mériter ». Ce personnage entier, qui pratique le culte de l’amitié, mais pas la langue de… bois, transforme peu à peu son nouveau domaine de Nouvelle-France en nouvelle adresse incontournable de l’écotourisme mauricien. « Le nouveau Domaine du Chasseur est un retour aux sources. Et en temps que tel nous voulons préserver le lieu dans son état naturel. Nous voulons que ceux qui nous visitent soient le plus proche de la nature qu’ils ne pourraient l’être ailleurs. C’est un cadre hors du temps pour une expérience hors du commun ». Comme l’est cette autre aventure dont Alain O’Reilly n’est pas peu fier. « Une de mes grandes fiertés c’est d’avoir contribué à sauver la Crécérelle mauricienne ». Avec Alain O’Reilly la nature est décidément entre de bonnes mains… Jean-Joseph Permal (1) Alain O’Reilly est également un passionné de cyclisme. Membre du Vélo Club des Jeunes il a été, pendant une vingtaine d’années, un des grands animateurs du peloton sur les routes mauriciennes. | ![]() | ||||||||||||||||||||||||||||||
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« J’ai toujours assumé tout ce que j’ai fait et je ne me reconnais qu’une seule obligation : être toujours présent pour ceux que j’aime ». « Que ce soit en amour ou en amitié, j’ai toujours aimé les risques. Pour moi c’est cela la vie : vivre intensément, prendre des risques quand il le faut Et jusqu’à preuve du contraire je m’en suis toujours sorti avec les honneurs. Ce n’est pas à 54 ans que je vais changer. » | |||||||||||||||||||||||||||||||
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