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2e Année jeudi 26 avril 2007 — Tel : (230) 483-8567 — 1er portail touristique de l’île Maurice et des îles de l’océan Indien  Nous contacter
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A LA UNE
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La danse du coq

Après une longue marche entamée fort tard, nous longeons une côte sauvage, d’immenses plages battues par les vagues, qu’une écume humecte en permanence. Nous sommes au fin fonds du bout du monde, dans le domaine réservé des langoustiers. À l’approche de quelques cases, tous les habitants souriants et chaleureux, se mettent en rang pour nous serrer la main, à l’instar de deux équipes de foot. Les regards sont curieux et bienveillants. Nous nous plions au rituel des salutations avec bonheur. À quelques pas de là, un village improbable et virtuel. Pas un hameau, même pas un lieu-dit. Quelques cases hâtivement montées par les langoustiers le temps de la saison des langoustes. Une fois celle-ci passée, les habitants démonteront leurs habitations pour s’en retourner vers les terres. Toute une foule joyeuse et rieuse accourt vers nous. Toujours cette curiosité enfantine et ravie. J’avise un petit « orchestre » qui nous attend : deux jeunes gens déguisés en coqs et trois « choristes », accompagnés de mandoline. Le groupe entame son premier morceau et là, c’est plus fort que moi, j’enlève mes chaussures, mon camelback et je les rejoins. D’abord surpris, ils m’accueillent avec plaisir, sous les rires des villageois, ravis de voir une « vazaha » danser. Débute alors un spectacle inoubliable de la Danse du coq, durant laquelle pendant 20 minutes, j’oublie mon monde policé et paramétré pour me livrer corps et âme à une danse effrénée. Comme quoi, les racines ne sont jamais loin. Le public est enthousiaste, les gens me jettent des billets roulés en boule que je glisse dans un trou aménagé à cet effet dans la mandoline. Je finis la danse exténuée mais heureuse. Ce moment de communion sera pour moi, l’un des plus forts du raid.

Tendre une main, une oreille

Les gazelles sont des femmes de tous horizons, de tous milieux, de tous les âges. De Kristel, notre benjamine de 25 ans qui n’oubliera jamais cet
anniversaire chanté par tout le village de Sainte-Luce dans une quasi-obscurité, à Denise, notre « doyenne » de 68 ans et une forme insolente, vingt-six femmes vont partager des conditions minimales de confort, de très longs trajets en bus, en train ou en 4x4, des nuits de bivouac sous des tentes, à portée de souffle des zébus, une plongée au cœur de la différence, de la misère, de la promiscuité. Les étapes sportives sont rendues difficiles par la chaleur élevée mais surtout, par un taux d’humidité d’environ 98 %, qui rend la progression laborieuse. Heureusement, un doux alizé nous accompagne sur ces sentiers et pistes déserts. Et si l’on ne déplore aucun « bobo », ni entorse ni foulure, nombre de gazelles souffrent du mal des voyageurs. Rapidement et efficacement prises en main par le Dr Bazire, tout le monde se rétablit en moins de deux jours. Certaines douleurs sont morales mais heureusement, passagères. Il y a toujours quelqu’un pour quelqu’un, une oreille ou des bras affectueux pour un réconfort, une main tendue fraternellement pour franchir un gué problématique, un médicament ou des piles offertes avec le sourire. Belle, magnifique leçon de solidarité, de fraternité et d’amitié.


Éric, ou l’ange gardien des gazelles

Infatigable, disait le dossier d’inscription. Éric Torche a été l’homme-orchestre de cette magnifique aventure. Une organisation excellente et imperfectible, une gentillesse et une attention permanentes, une patience souriante lors de très rares « râlages » et surtout, une capacité à rebondir face aux imprévus, à trouver LA solution. La phrase la plus célèbre du raid, après dix heures de voiture : Mesdames, nous n’avons jamais été aussi prêts d’arriver ! ». Éric, attentif à notre confort, nous briefant tous les matins d’un vigoureux « Mesdames ! » qui sonne encore gaiement à nos oreilles. Éric, laissant affleurer ses émotions, transmettant son amour de Madagascar. Éric, indissociable à vie de cette merveilleuse aventure.

À tous ceux qui nous ont aidés

Martine, la compagne d’Éric et notre lien avec les nôtres durant le raid,
Air Mauritius et son Chairman, pour du fret afin d’amener un maximum de dons,
Gérard Lemaire, Ambassadeur de Maurice à Madagascar, pour son accueil à Ivato, sa gentillesse, sa bonne humeur, sa capacité à régler tous les problèmes et ses cadeaux aux gazelles,
Jean-Louis et Charlotte, couple franco-malgache qui nous a ouvert les portes de leur maison d’amis, nous ont reçus et accompagnés jusqu’à Fort-Dauphin,
Victor, le Marseillais, gentil et attentif à notre confort,
Christian, notre guide malgache ainsi que nos chauffeurs et cuisiniers adorables,
Hervé, notre photographe, qui a immortalisé les plus beaux moments,
Axelle qui a tourné 12 heures d’images,
La presse mauricienne et malgache,
Les sponsors privés,
Nos maris, nos compagnons et nos enfants.

Bettina CADINOUCHE

Photos : Hervé Berillon.
© www.ilemaurice-tourisme.info | Tel : 483-8567 | Rédacteur en chef : Jean-Joseph Permal | designed by Give me five
« Madagazelles » :
Le Carnet de Voyage de Bettina Cadinouche
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REGARDS SUR L’ILE MAURICE
L’oeil de Jacques Rocca-Serra (Hellonewstv)
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