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> Textes : Jean-Joseph Permal et Corinne Crabé-Permal
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Ile était une foi…
| 1er avril 2006| Le grand livre de la deuxième édition du Prix Littéraire des Mers du Sud s’est refermé samedi soir au One&Only Le Saint Géran. La pluie, qui pour la première fois s’était invitée à la causerie, donna à cette soirée de clotûre, des allures d’adieux embués. Les brillants écrivains invités et le lauréat 2006, Charles Dantzig,  se sont tus. Mais les mots dits, les images imprégnées et la passion exaltée, sur le ponton du restaurant Paul & Virginie, ne sont pas prêts de faire naufrage. Le voyage a été beau. On pourra toujours aller se ressourcer sur le ponton, au coucher du soleil, en attendant l’édition 2007. Ile était une foi…
François Busnel : "Le magazine Lire est une exception culturelle française"

30 ans d'existence pour un journal littéraire payant est une réelle performance par les temps qui courent. C'est dans un plaidoyer pour le journalisme d'enquête, propre à la nouvelle ligne éditoriale du magazine Lire, et la lecture sous toutes ses formes que François Busnel, rédacteur en chef depuis deux ans et demi du Magazine Lire, s'est inscrit samedi soir. Il a décrit la démarche qui a permis à Lire de passer de la crise actuelle de défection de la presse littéraire en France mettant le magazine Lire a un rang d'exception culturelle française dans son domaine.C'est par l'enquête, le récit de la création d'un livre, les portraits enquêtés que Lire intéresse et rassemble aujourd'hui 100 000 acheteurs et donc beaucoup plus de lecteurs.
Créé en 1975 par Jean-Louis Servan-Schreiber  qui recrutera pour mener ce projet à bien celui qui deviendra la figure emblématique du monde littéraire français Bernard Pivot.  Au contenu inspiré d'un mix  entre le journal The Neworker et la selection du Reader's Digest, Lire se voulait être unique en son genre car c'était le premier magazine littéraire tenu par des journalistes et en 1975 ça n'existait pas encore. Les critiques littéraires étaient tous romanciers. C'est comme cela que Bernard Pivot ancien courriériste du Figaro et chroniqueur au vitriol sur Europe 1 dirige en 1975 le magazine Lire. François Busnel, explique : "Il demandera à ses journalistes de lire un livre par jour et c'est ainsi qu'il couvrira la majeure partie de la production littéraire et surtout il veut les coulisses du livre pas l'avis des journalistes". Depuis Lire a continué  son chemin d'agitateur d'idées aux grandes heures, de défricheur de talents ou de créateurs d'écrivains sans jamais laisser indifférent. Raconter l'Histoire des grands livres et des grands écrivains, s'intéresser à la naissance d'une oeuvre c'est toujours sa vocation première et c'est dans cette lignée que sortent les hors-séries. Le dernier hors-série en date à ne pas manquer : le Petit Prince de Saint-Exupéry. Le livre français le plus traduit (en 160 langues), le plus lu et le plus vendu (80 000 exemplaires) au monde. Toute l'histoire, l'enquête derrière sa création et toute l'histoire de la vie de Saint-Exupéry se mêlant à celle de son oeuvre.

Jean-Christophe Ruffin : «J'appartiens à un autre monde»
C'est avec le prix Goncourt du premier roman en 1997 pour "l'Abyssin" que la fibre et le talent
littéraires qui sommeillaient en Jean-Christophe Ruffin éclosent et s'affirment. Cet homme multidimensionnel en quête d'engagement, de véracité et de partage trouve enfin dans l'écriture de quoi équilibrer sa vie.
Son talent se confirmera quatre ans plus tard lorsqu'il reçoit le prix Goncourt pour "Rouge Brésil". Avec son dernier roman "La salamandre", il continue d'explorer le thème de la rencontre des civilisations mais ce samedi sur le ponton du Paul & Virginie, à l'hôtel One&Only Le Saint Géran, c'est surtout de sa quête qu'il a été question. Une quête qui la mené du milieu médical très scientifique vers Médecin sans Frontière, association dont il sera un des pionniers et où il s'engagera jusqu'à l'écriture dans laquelle il va trouver son équilibre.
D'apparence simple et accessible comme peut l'être un médecin, Jean-Christophe Ruffin se découvre modestement au fil de son discours et l'on comprend bien que l'on a affaire à un  homme multidimensionnel  partageant les mêmes espoirs et désespoirs que tous les écrivains présents mais appartenant à un autre monde. Ce sera sa définition pour dire qu'un médecin pouvait se retrouver au milieu d'écrivains sans que ce soit un parcours singulier, une forme de rupture d'ailleurs dira -t-il au XXe siècle, beaucoup de médecins écrivaient.
J'ai choisi la médecine pour l'univers culturel qu'elle brassait, je l'ai pris pour un métier d'engagement  mais lors de mes différentes affectations je n'ai pas retrouvé cette dimension dans la médecine. J'ai trouvé un monde très scientifique. La médecine est devenue une science et c'est tant mieux. Je me suis apperçu que toute une dimension m'échappait : c'était la vie. Je n'ai trouvé cet engagement que je cherchais que lorsque je me suis engagé dans Médecins sans Frontière. J'ai parcouru le monde de missions en missions mais là encore, cet engagement ne me suffisait pas. Il manquait le partage.
C'est ainsi que j'ai commencé à écrire. Au début, j'écrivais des essais politiques. je me suis vite rendu compte que là encore, il n'y avait que le squelette et que j'avais besoin de chair. C'est quand j'ai commencé à raconter des histoires simples mais qui m'emportaient et que j'avais envie de lire que tout a changé et dès lors j'ai su que l'écriture équilibrerait ma vie et que tout ce dont je suis témoin, mon univers, mes voyages, les couleurs, les portraits trouveraient vie et espace.»
C'est sur ce parcours fait de quêtes, de partages et de sens que ce sont terminées les soirées littéraires du prix des Mers du Sud 2006.Un très bon cru !
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Les écrivains ont échappé à un lâcher de moustiques par Jean-Pierre Lenoir contre la promesse qu’ils reviendraient l’an prochain !
La soirée de vendredi
Les histoires de Gonzague
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La pluie, invitée surprise de la dernière soirée, a emmené Jean-Christophe Ruffin à terminer sa causerie autour du bar de Paul & Virginie.
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La fête à Charles Dantzig
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Prix littéraire des Mers du Sud 2006- One&Only Le Saint Géran
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Patricia LePic: «Heureuse !»
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